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La santé comme moteur de changement de notre environnement

Publié le : 15 mars 2018
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Selon la définition de l’Organisation Mondiale de la Santé, « la santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ». Il s’agit donc d’un concept large, influencé par de nombreux déterminants : des facteurs individuels génétiques (hérédité) et biologiques (vieillissement), des facteurs socioculturels et comportementaux liés au mode de vie, des facteurs environnementaux, et enfin les possibilités d’accès aux soins.
Si la qualité de l’environnement dans lequel on vit est reconnue par l’OMS comme l’un des principaux déterminants de santé, la part respective des différents facteurs reste complexe à établir. En effet, les expositions peuvent être aigues, chroniques, discontinues, ou encore continues et alternées (pollution de l’air). Quant aux manifestations, de nature toxique, infectante ou allergisante, elles peuvent survenir à court, moyen ou long terme, voir toucher les générations futures. Nos pays, qui sont passés par la transition épidémiologique, sont davantage concernés par des niveaux d’exposition faibles, chroniques et multiples. Cette situation a pour conséquence de rendre difficile l’évaluation du risque pour les populations et les relations de cause à effets vis-à-vis de chaque contaminant. A l’exception de quelques rares exemples, comme le mésothéliome pleurale et l’amiante, le domaine de la santé environnementale reste celui de l’incertitude.

monolithic-part-of-the-waters-3137978_1920Toutefois, certaines approches prospectives alertent à juste titre les médias et l’opinion publique. Ainsi, l’OMS prévoit qu’en 2050, une personne sur deux sera allergique dans le monde, soit la moitié des êtres humains malades d’un environnement dégradé. Plus récemment nous voyons apparaître des approches socio-économiques qui estiment le nombre de pertes de vies humaines et l’impact économique de certains contaminants. A titre d’exemple, l’Aix-Marseille School of Economics-Greqam a évalué les gains pour la société française si les valeurs guide de l’OMS en matière de pollution atmosphérique aux particules fines PM2.5 étaient respectées : presque 18 000 décès seraient évités et 53 milliards d’euros économisés chaque année.
Ces chiffres présentent l’avantage de matérialiser les effets bénéfiques  d’un environnement de qualité sur la santé des populations. Appliqués à plusieurs options de gestion ou de scénarios d’aménagement, ils peuvent permettre de guider l’action publique, de hiérarchiser les priorités, voire de faciliter l’acceptation de solutions qualifiées autrement d’ « environnementalistes ». Ainsi, les limites de l’expertise en santé environnementale rendent nécessaires la mise en place d’outils d’aide à la décision pragmatiques et flexibles, susceptibles d’évoluer rapidement et de façon importante en fonction des progrès des connaissances. Il serait en effet illusoire et même dangereux d’attendre d’être en possession de toutes les certitudes pour agir.

Pour permettre l’émergence de ces outils, une mise en relation est nécessaire entre les experts en santé publique et les acteurs de l’aménagement du territoire. Une entreprise comme Inddigo, en tant que facilitateur, promoteur de solutions environnementales à l’échelle des territoires, dispose des compétences nécessaires à ce rapprochement : interdisciplinarité, approche systémique, concertation et proposition de solutions innovantes. De surcroît, au-delà même des compétences et des savoir-faire, les valeurs intrinsèques d’Inddigo mènent naturellement à la promotion de solutions qui ont pour objectif de favoriser l’équilibre et le bien-être des générations actuelles et à venir.